Les usines

Dès les années 1820, on observe sur l’île aux Chrétiens (archipel de Molène) la fabrication de sulfate de soude par François Gouvrion, à partir des algues. En 1829, s’ouvre la première usine traitant les algues de manière industrielle, créée par Launay et Villedieu au Conquet. Ce sont les premières « usines » de traitement des algues.

Le bulletin des Lois du 23 juillet 1837 (ordonnance n°11459) indique l’autorisation de l’établissement d’une raffinerie de soude de varech au manoir de Bel-Air par Bazil Le Jeune et Kerros.

En France, l’industrie du goémon est soumise au climat et les entreprises étaient dispersées sur le littoral, de Vannes à l’embouchure du Trieux. Avant 1914, 300 ouvriers étaient employés dans les entreprises de l’Aber Wrac’h, de Portsall, de Lampaul-Plouarzel, du Conquet, d’Audierne, de Pont-L’Abbé, de Saint Pierre Quiberon et des installations plus petites existaient à Pleubian, Pont-Croix, Penmarc’h et Trégunc. 3000 familles pour 2500 inscrits maritimes, soit environ 20.000 personnes, recueillaient et brûlaient les algues. La production oscillait entre 58 et 68 tonnes par an de 1909 à 1913. Après 1914, de nouvelles usines s’établissent à Quiberon, Loctudy, Kérity, Plouescat.
A partir de 1914, la production chute à 40 tonnes, et de 1918 à 1919 à 28. La crise de 1929 a engendré la disparition ou la concentration des usines (entamées dès la guerre 14-18). L’usine de L’Aber-Wrac’h résulte de la fusion en 1931 de six affaires socialement disparues.
Pendant la période de dépréciation du franc (entre 1920 et 1928), la production redémarre avec 88 tonnes en 1928, 107 tonnes en 1934 avant de retomber à 62 tonnes en 1928. Devant l’insuffisance de la production, le gouvernement décide l’importation de 20 tonnes en 1937 et 41 tonnes en 1938.
En 1939, on dénombre 13 usines réparties en deux groupes : au Nord, une importante à Plouescat, une à l’Aber-Wrac’h, une à Lampaul-Plouarzel, une à Porspoder, deux au Conquet, au Sud une à Audierne, deux à Penmarc’h, une à Kérity Penmarc’h, une à Pont-L’Abbé, une à Trégunc, une à Larmor pès de Lorient. Ces entreprises employaient un personnel réduit de 4 à 35 ouvriers selon leur importance (soit environ 160 à 167 personnes en tout) et produisaient 1 tonne à 1 tonne 16 par an.

Nous pouvons noter la forte concentration d’essais et de réussite d’ouverture d’usines sur les communes situées entre Portsall et Le Conquet au XIX siècle.
En 1857, ouvre la maison Carof à Portsall.

A Lampaul, à Tour Ar Bara, Marcel Launay et Pollieux montent une usine vers 1875.

A Melon (Porspoder), Herland ouvre une brûlerie en 1879 à l’emplacement de la Chapelle Notre Dame des Flots aménagée en chapelle et bénie le 3 juin 1951.

Argenton, l’usine de Charles Pavot ( ancien officier de la Marine) ouvre en 1918.

Sources : Gautier Marcel, notes sur la géographie de l’iode in annales de géographie 1947, T56, n°303.

LES PRINCIPALES USINES

LA POPULATION QUI Y TRAVAILLE

LES CRISES SUCCESSIVES : 1929 ET 1955

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